2018

Amnésie et méditation

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lundi 18 juin 2018 par matthius

Certaines fois, quand nous étions enfants, nous avions l’air d’un génie. Mais que s’est-il passé dans la tête pour en arriver là. Comment un accidenté est-il devenu un génie ?

Jeune informaticien, je travaillais dans une industrie de poissonnerie. J’étais l’informaticien ingénieur responsable des robots de mon entreprise. Je programmais pour que les robots fassent ce qui leur était demandé. J’étais très bien payé. Ma dernièrement réalisation venait d’être mal vue de mes responsables. J’avais autonomisé l’entreprise en migrant l’outil de l’entreprise vers des composants libres et gratuits, les composants composent un logiciel. Mes collègues voyaient que tout fonctionnait et me félicitaient de la réalisation. La direction avait accepté la migration parce qu’on gardait tout. Seulement elle aurait pu investir sinon dans un nouvel appareil avec le prêt de la banque locale. On avait choisi de mettre à jour l’existant, pour passer à un système sûr et efficace. Les robots étaient, après quelques réglages, de moins en moins souvent arrêtés. La direction pouvait faire exactement la même chose qu’avec le nouvel appareil. Elle était donc séduite par mon travail. Je fus félicité pour mon travail à responsabilité difficile. On fit un pot au travail pour le respect des délais.

14 H en septembre 2017, la pluie tombe, je décide d’aller chercher une nouvelle machine avec la voiture. Il fallait se presser, car l’ordinateur permettait de gérer les nouveaux robots, dont certains avaient été achetés. Seulement, la route est dangereuse. En effet, les voitures circulent à foison dans un brouillard pluvial. Je vais trop vite. Une voiture en face capte mon attention. Puis je change de station radio sur mon portable. C’est alors que je sors de la route sans savoir pourquoi.

On me retrouve à l’hôpital. J’ai eu un choc au cerveau. Mes jambes sont cassées. J’ai heureusement été opéré par laser, parce qu’un hélicoptère est venu me chercher. Je sors indemne au bout de 3 semaines de tout se remue méninges. Je peux reprendre le travail. Seulement, depuis, je m’intéresse à Dieu. Des amis à moi me parlent du bouddhisme et me disent que les bouddhistes passent leur temps à méditer pour trouver le calme et la sérénité. Je me mets à cette pratique et décide de méditer en me faisant masser.

Un jour, les jeunes masseuses sont embêtées. Leur patronne, égocentrique, veut qu’on mette une photo d’elle dans le hall d’entrée. Les jeunes filles, qui étaient très jolies, se disaient que ça allait faire fuir les clients, car leur patronne était grosse. Je trouvais cette réaction stupide, mais reconnaissais qu’un célibataire appréciait les jolies filles. Je revins chez moi. Je décidais de ne pas regarder la télévision, pour méditer, comme je le faisais souvent. Je lus et m’endormis. Pendant que je dors, j’ai un rêve d’une grande bouddha qui gère les masseuses. Une semaine après, je raconte ça à une masseuse qui me dit. « Mais comment avez-vous eu cette idée ? » On va demander à notre patronne de se photographier en bouddha. » Depuis ce massage, je vois la patronne des masseuses en bouddha dans le hall d’entrée.

Je me dis que c’était une coïncidence d’avoir trouvé cette solution par les rêves, aussi facilement. Seulement il me vient un rêve, après avoir lu un livre de mécanique. Mon usine est entièrement restructurée dans ce rêve. Je décide d’écrire ce rêve et améliore mon rêve. Mon chef trouve l’idée brillante et me dis qu’il a trouvé de quoi améliorer l’entreprise. Il augmente ma prime, ce que j’accepte. Seulement, c’est un rêve qui m’a permis de trouver cette nouvelle structuration.

À la maison, ma nouvelle copine me dit : « Dans tes rêves, c’est bien toi qui as trouvé la solution. C’est ta réussite. » Je ne suis pas d’accord avec cela. Notre amour ne dure pas longtemps, parce que je suis perturbé par ces coïncidences et je deviens lunatique, dormant pour trouver les solutions. Alors, je décide d’aller chercher le pourquoi du comment à mes solutions rêvées. Je décide d’étudier la raison de ma réussite.

Dans une bibliothèque je demande qui a déjà trouvé des solutions comme moi, pour mes solutions rêvées. On me dit que Newton a trouvé avec une pomme. Tiens ! J’ai eu un choc, mais mon choc a été bien plus sévère que celui d’une pomme, et moi je trouve régulièrement avec mes rêves. Cela m’interroge, mais il y a quelque chose qui coince. La personne qui m’a dit cela rigolait. Je reviens lui demandé pourquoi elle rigolait. Elle me dit que c’étaient des ragots. Par contre elle ne savait pas dire autre chose sur Newton. Je lis un magazine sur Newton. Il est écrit qu’il avait comme principal contradicteur Leibniz. Je repars bredouille.

Interrogé, je lis des magazines sur Leibniz. Il y est écrit qu’il était le principal contradicteur de Newton, et qu’il cherchait sur les monades, sans dire ce que c’était. Ma recherche de vérité s’active encore plus. Je décide de lire la monadologie. Je repense alors l’univers en rêves avec Leibniz. Depuis je trouve des solutions par ma simple recherche de vérité. Je n’ai plus besoin de rêver. Mes rêves me donnent cependant du bonheur cette fois-ci. Perdant ma recherche de vérité, je vais chercher sur la page de wikipedia ce qu’on dit sur Leibniz. Je vois qu’il lisait les chinois et Platon. Tiens ! Bouddha c’est chinois. Alors je décide de lire les références qui sont données par Leibniz. Seulement, je ne trouve pas pourquoi je trouvais par ma simple recherche de vérité pendant un moment. Cependant, cela me fait trouver des solutions. Alors je décide de lire un livre sur la lecture. Aussi j’écoute la seule radio religieuse qui existe sur les ondes, radio fidélité. Ça n’est pas bouddhiste mais ça me donne du bonheur.

Je suis déçu de mon livre sur la lecture, car je ne trouve que ce que j’y attendais. Par contre, sur cette radio, on dit que l’écriture permet de se reconstruire. Je lisais seulement moi. Donc c’est pour cela que je n’étais pas reconstruit par mon accident. Leibniz étudiait l’économie. Il parlait de révolution économique. Je décide d’écrire sur l’économie. Seulement je ne comprends rien aux livres d’économie que je lis. Je m’aperçois que les références de Leibniz sont pourtant accessibles. Je m’y perds. Je vais arrêter de lire et d’écrire sur l’économie.

Un jour, je cherche par hasard un livre d’économie pour les enfants sur le web. Miraculeusement, je comprends tout ce qui est écrit dedans. Ça me fait écrire des trombes. Depuis je donne la stratégie que mon entreprise doit prendre, comme s’approprier aussi les intermédiaires. J’arrive à convaincre ma direction. Nous créons un site web pour vendre nos produits. Le site web est vite mis en place et on s’aperçoit que des internautes nous cherchaient sur le web. Seulement les intermédiaires sont mécontents et notre site web est attaqué. Je décide avec ma direction qui me suis de créer un site web sécurisé, fait maison. Je m’investis dans ce travail en lisant des livres de programmation web. Le plus difficile était le paiement. Le site web est simple. Seulement, les internautes peuvent acheter. Les intermédiaires sont de nouveau chintés.

Je reprends alors mon étude de l’économie. Le livre pour les enfants parlait de Platon. Il disait que notre âme faisait naître une hypothèse supérieure aux autres hypothèses qu’on avait déduites. J’ai trouvé réponse à mes questions. Ma recherche de vérité m’a mené vers le bonheur de trouver. Oui, trouver donne le bonheur, comme il est écrit. Je deviens épanoui car j’ai de quoi trouver des solutions pour le reste de ma vie. Je me marie avec une économiste intriguée par les solutions que je lui apporte. Elle, elle le droit de parler d’économie. Moi, je lui enseigne les astuces d’économie réelle, l’économie des enfants !

Un jour il y a une hyperinflation. Les intermédiaires font pression sur nous pour baisser les prix. On aligne nos prix sur leur trafic. Le site web fonctionne alors à plein régime. Nous permettons aux gens d’acheter des conserves de poisson moins chères qu’en magasin. Alors nous faisons de la publicité et encore plus de gens viennent. Nous décidons alors de créer nos magasins. Notre industrie devient alors autonome. Je suis le plus heureux des hommes. J’ai une femme qui connaît réellement l’économie et des enfants qui vont devenir les génies, grâce à Platon et ma recherche de vérité.