Avril 2008

La Grèce et Paris

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vendredi 8 décembre 2017 par matthius

A force de prier l’Europe finit bien par arriver. Je finirai par oublier que nous y sommes. La Grèce nous a rejoint. C’était hier pour certains. Quand on revient dans un continent pour la première fois on perd le souvenir d’être arrivé.

Pourtant la Grèce nous a rejoint par amour du business. Ce n’est pas un amour pur du continent comme nous le disions. Cela lui a peut-être permis d’organiser les jeux d’Athènes.

Qui sait ? Serons-nous spectateurs du départ de la Grèce qui quittera l’Europe pour y retourner. Elle en aura peut-être marre de petits joueurs comme nous.

Si tu t’en vas Grèce ne nous oublie pas car on aimerait bien retrouver tes Dieux dans notre ballade vers l’au-delà. Aphrodite aurait aimé recevoir une Rose de Paris le pays qui n’a pas retrouvé les jeux olympiques en ce XXIe siècle. Nous qui avions si bien malmené ton prestige avec des courses de sacs à patate.

Vivre au soleil permet de se réveiller plus facilement en regardant le ciel sans prier Zeus. Il faudra cependant réfléchir pour son futur.

En ce moment l’Europe dit souvent à Paris : « Tu m’oublies ! » Nous répondons souvent : « Va mon amie va ! ». L’Europe ne compte plus les fautes du petit français : Dette qui augmente ou rappel à l’ordre pour les handicapés entre autres. En effet la France ne fait qu’appliquer le minimum de directives sociales que tu nous imposes.

Heureusement que tu es là ô Grèce. Quand tu chantes « Qu’il est loin l’amour de nos premiers participants » nous on se demande si vous les pays émergeant savez sauver la mise des pays qui s’encouragent plus que jamais à s’appauvrir. Vive la rose et le lilas mais surtout vive les olives. Nous ne sommes pour vous que des spartes prêts à faire la guerre quitte à utiliser vos Dieux.

Enfermé dans notre complexe œdipien et à force de vouloir chercher des excuses nous sommes embarqués dans un long voyage pour nous retrouver de l’autre côté de l’océan. Nous y trouvons là-bas notre Mars qui n’a jamais voulu autant de guerres. Nous sommes son malheureux Nestor maintenant.

Qu’il est bon d’avoir le soleil et la mer car quand le soleil est noir beaucoup d’esprits sont noirs. Qu’il est bon de construire quand tous les arbres sont en fleur parce que c’est à ce moment là qu’on se dit « L’amour c’est l’été ». Heureusement pour nous un pays ne vaut rien sans la pluie. C’est grâce à cela que nous survivons. Si tu t’en vas ô soleil nous t’oublions ô Grèce. Seulement nous oublions aussi que votre Zeus vous a baigné dans la pluie.